MacDonald Gargan est un détective privé engagé par J. Jonah Jameson pour découvrir comment Peter Parker réussit à photographier Spider-Man. Incapable d'élucider le mystère, il accepte une offre de Jameso, se soumettre à une expérimentation scientifique pour obtenir des super-pouvoirs qui lui permettraient de vaincre Spider-Man. Le scientifique Farley Stillwell lui greffe un exosquelette inspiré du scorpion. La procédure réussit physiquement mais détruit progressivement sa stabilité mentale.
Créé par Stan Lee et Steve Ditko dans The Amazing Spider-Man #20 (1965), Scorpion est l'un des premiers antagonistes à avoir été créé pour détruire Spider-Man et l'une des premières fois où ce type de projet se retourne contre son commanditaire. Gargan finit par détester Jameson autant que Spider-Man, le tenant responsable de sa condition. Son exosquelette lui confère une force supérieure à celle de Spider-Man, une résistance physique considérable et une queue de scorpion pouvant projeter de l'acide, de l'énergie ou servir d'arme contondante. Au fil des années, sa dégradation mentale s'aggrave. Son arc le plus notable hors de son identité principale : il devient brièvement le porteur du symbiote Venom dans Marvel Knights: Spider-Man #9 (2004), une combinaison particulièrement déstabilisante. Il porte ensuite le costume de Spider-Man au sein des Dark Avengers de Norman Osborn, se faisant passer pour un héros dans une équipe de criminels réhabillés.
Dès ses premières apparitions, Scorpion est présenté comme une création destinée à éliminer Spider-Man, incarnant une menace personnelle dirigée contre son identité secrète et sa vie civile. Si ses premières représentations sont surtout marquées par la violence brute, le personnage évoluera plus tard vers des stratégies plus psychologiques et identitaires.
Scorpion est une des figures les plus durables de la galerie des antagonistes de Spider-Man, non pas pour sa complexité morale, mais pour son irrationalité fondatrice, un homme créé pour tuer un héros, qui finit par haïr également le commanditaire. Le thème central qu'il incarne est celui de l'outil qui se retourne, la création qui dépasse son créateur.