Nathaniel Richards grandit dans un futur où la paix est maintenue par une technologie avancée, et où l'histoire est entièrement accessible. Fasciné par les grandes civilisations conquérantes du passé, il utilise une machine à voyager dans le temps pour visiter l'Égypte ancienne, où il règne sous le nom de Rama-Tut. Sa trajectoire à travers le temps le conduit à se renommer Kang le Conquérant, décision qui, à terme, crée un paradoxe existentiel, plus il conquiert pour prouver sa valeur, plus il est seul, et plus il doit conquérir davantage.
Kang apparaît dans Avengers #8 (1964), créé par Stan Lee et Jack Kirby. Sa puissance est entièrement technologique, aucune capacité surhumaine innée, mais une armure du XXXe siècle d'une sophistication absolue, force et résistance augmentées, arsenal d'armes énergétiques, champ de force, et la maîtrise du voyage temporel. Sa véritable arme est sa connaissance de l'histoire, il sait ce qui s'est passé, peut anticiper les stratégies des héros du présent, et peut théoriquement modifier des événements passés pour se donner un avantage. La complexité de sa continuité est sans équivalent dans Marvel, des dizaines de versions de Kang existent simultanément dans différentes périodes, dont Immortus (sa version âgée qui gère le temps avec une sagesse froide), Rama-Tut (sa version pharaon), Iron Lad (sa version adolescente qui cherche à éviter de devenir lui) ou encore le Conseil des Kangs, réunion de ses propres versions alternatives.
Dans Avengers #267–269 (1986), Kang affronte le Conseil des Kangs, une assemblée de ses propres versions alternatives qui ont décidé de coopérer plutôt que de se battre. La séquence, absurde et fascinante, aboutit à Kang éliminant méthodiquement toutes les autres versions de lui-même, convaincu qu'une seule peut exister. C'est l'action la plus Kang possible, même face à lui-même, il doit conquérir et dominer.
Kang est l'un des antagonistes les plus intellectuel, ennemi sans pouvoirs qui défie les dieux par la seule force de sa connaissance et de sa volonté. Son importance est fondamentale et sa manipulation du temps en fait une menace d'une nature entièrement différente de tout autre vilain. Le thème central qu'il incarne est celui de la conquête comme vide existentiel et qui a tout le temps du monde et ne sait pas quoi en faire, sauf dominer.