Adam Warlock n'a pas d'enfance au sens traditionnel du terme. Il émerge directement adulte de son cocon doré, sans passé, sans mémoire d'une jeunesse, sans attaches familiales. Cette naissance hors du temps et de la condition humaine ordinaire définit dès le départ sa nature profondément singulière, il est un être conçu pour la perfection, mais condamné à chercher son identité et son but dans un univers qui ne l'a pas attendu. Sa trajectoire est moins celle d'une croissance que d'une série de renaissances chacune le rapprochant un peu plus d'une forme de sagesse cosmique, au prix d'épreuves existentielles répétées.
Adam Warlock apparaît pour la première fois sous le nom de « Him » dans Fantastic Four #66–67 (1967), créé par Stan Lee et Jack Kirby, avant d'être pleinement développé par Roy Thomas puis Jim Starlin, qui en fera l'un des personnages cosmiques les plus complexes de Marvel. À l'origine, « Him » est conçu par les Enchanteresses comme un être parfait destiné à dominer l'humanité, mais il rejette ses créateurs dès sa première conscience, refusant d'être un instrument. Après plusieurs aventures, il est confié à High Evolutionary sur la Contre-Terre, une réplique de la Terre créée de l'autre côté du Soleil qui lui donne le nom d'Adam Warlock et lui remet la Pierre de l'Âme, un artefact d'une puissance colossale enchâssé dans son front. Cette gemme, consciente et avide, se nourrit des âmes de ceux qu'elle absorbe et enferme en son sein un univers intérieur peuplé des esprits qu'elle a capturés dont Gamora et Pip le Troll à certaines périodes. C'est Jim Starlin qui, à partir de Strange Tales #178 (1975), donne à Warlock toute sa dimension tragique et cosmique, confronté à l'Église Universelle de la Vérité, une organisation religieuse galactique tyrannique dirigée dans le futur par son propre alter ego maléfique le Magus une version future et corrompue de lui-même, Adam doit littéralement empêcher sa propre transformation en monstre en effaçant cette ligne temporelle. Cette dualité entre Warlock et le Magus constitue l'un des arcs narratifs les plus puissants de la cosmologie Marvel. Adam meurt et renaît à plusieurs reprises grâce à son cocon doré, mécanisme de résurrection unique qui lui permet de se régénérer entre deux formes d'existence. Ses pouvoirs incluent la maîtrise de l'énergie quantique, le vol dans l'espace, une force et une endurance surhumaines, la projection de bolts d'énergie, et surtout le maniement de la Pierre de l'Âme dont les capacités dépassent la simple destruction elle permet de manipuler, capturer et communier avec les âmes des êtres vivants. Son rôle pivot dans l'univers Marvel atteint son apogée lors de The Infinity Gauntlet (1991), où il est l'architecte central de la résistance face à Thanos après que ce dernier a réuni les six Pierres d'Infinité et effacé la moitié de l'univers. Warlock coordonne les Avengers, les Gardiens et même convainc Thanos de se retourner contre lui-même. Après la victoire, il s'empare brièvement du Gant de l'Infini, mais les Gardiens de l'Infini le lui retirent, jugeant qu'aucun être même Adam Warlock ne peut détenir un tel pouvoir sans corrompre l'univers. Il fonde ensuite l'Infinity Watch, un groupe chargé de disperser et protéger les Pierres, composé de Gamora, Pip le Troll, Moondragon, Drax le Destructeur et lui-même. Plus tard, il rejoint les Gardiend de la Galaxie dans la version moderne du groupe. Tout au long de son existence, Thanos reste à la fois son ennemi le plus redoutable et, paradoxalement, son allié circonstanciel le plus fiable lorsque des menaces encore plus grandes que lui se profilent.
Dans Warlock #11 (1975), écrit et dessiné par Jim Starlin, Adam Warlock fait face à l'une des situations les plus vertigineuses de toute la littérature de super-héros : il voyage dans le futur et se retrouve face à son propre cadavre. Pire encore, il comprend que c'est lui-même dans le présent qui a tué cette version future de lui. Pour empêcher de devenir le Magus, il utilise la Pierre de l'Âme pour absorber l'âme de son futur cadavre avant qu'elle ne soit corrompue. Ce paradoxe temporel tuer sa propre version future pour se sauver du devenir en monstre reste l'un des arcs les plus philosophiquement audacieux jamais publiés chez Marvel, et a profondément influencé la façon dont la cosmologie Marvel traite les questions d'identité, de libre arbitre et de destin.
Dans Warlock #11 (1975), écrit et dessiné par Jim Starlin, Adam Warlock fait face à l'une des situations les plus vertigineuses de toute la littérature de super-héros, il voyage dans le futur et se retrouve face à son propre cadavre. Pire encore, il comprend que c'est lui-même dans le présent qui a tué cette version future de lui. Pour empêcher de devenir le Magus, il utilise la Pierre de l'Âme pour absorber l'âme de son futur cadavre avant qu'elle ne soit corrompue. Ce paradoxe temporel, tuer sa propre version future pour se sauver, reste l'un des arcs les plus philosophiquement audacieux jamais publiés chez Marvel, et a profondément influencé la façon dont Marvel traite les questions d'identité, de libre arbitre et de destin.